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lundi 28 mars 2011

La Licra a la mémoire courte

Cette affiche est largement diffusée au Parc des Princes. Afin de lutter contre la violence de certains supporters, le président du PSG, Robin Leproux, a mis en place avec le soutien des pouvoirs publics un vaste plan de sécurité visant à éliminer les ultras les plus fervents. De ce point de vue c’est une réussite incontestable puisqu’il n’y a presque plus de vrais supporters (pas les footix !) pour venir voir jouer l’équipe de la Capitale. Il n’y a qu’à voir récemment les partisans du Benfica Lisbonne remplir en masse le stade de la Porte de Saint-Cloud. Quelle belle ambiance ! Bravo à eux.

Ce plan atteint son paroxysme quand la LICRA, par le moyen d’affiches, invite les spectateurs à dénoncer d’autres spectateurs qui auraient eu des comportements déplacés dans le but d’engager des poursuites judiciaires. L’histoire nous a pourtant montré les dérives que ce genre d’initiative malheureuse pouvait engendrer. Cette incitation à la dénonciation est particulièrement dangereuse. Elle est d'autant plus condamnable qu'elle est le fait d’un organisme qui, sous couvert de lutter contre les discriminations, n’hésite pas à utiliser des méthodes nauséabondes qui rappellent les heures les plus sombres de notre mémoire. Que la Licra laisse la police et la justice faire leur travail !

samedi 5 février 2011

Le politiquement correct nuit gravement aux libertés

Ce samedi le PSG se rend à Rennes dans le cadre du championnat de France de football. Outre l'aspect sportif important de ce match, c'est une fois de plus l'actualité des supporteurs du club de la capitale qui retiendra l'attention. En effet sous la pression des pouvoirs publics, les dirigeants rennais ont adressé un courrier d'annulation des billets aux "parisiens" qui avaient prévu d'aller voir le match au stade de la Route de l'Orient.

Oh le vilain supporter !
 Un an après le dramatique affrontement entre supporteurs avant le choc PSG-OM, les mesures discriminatoires à l'encontre des parigots au sens large demeurent sans qu'aucune personnalité politique ou autre ne s'en offusque, et alors même qu'il n'y a pas eu le moindre incident depuis. Ces poltrons du politiquement correct ne méritent pas notre respect.

Heureusement les supporters, eux, n'en sont pas et ont décidé de réagir contre cette atteinte insupportable aux libertés en rappelant au club breton le caractère gravement discriminatoire de cette décision.
En effet le Code Pénal prévoit que le fait de refuser la fourniture d'un bien ou d'un service à une personne en raison de son origine est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende (articles 225-1 et 225-2 du Code Pénal). Or nous sommes bien dans ce cadre puisque cette interdiction ne concerne que les gens originaires de Paris et de la région parisienne.

samedi 8 janvier 2011

Banderole anti’chtis : la victoire de la liberté d’expression sur le politiquement correct

Ça y est le jugement est tombé. Les ultras du PSG ont été condamnés à de simples interdictions de stade et des amendes symboliques. Le match est gagné par les supporters contre le politiquement correct ambiant.
Le ministère public qui avait réclamé des peines de prison avec sursis doit être dégoûté, tout comme la Ligue et toutes les associations, clubs (PSG en tête) et autres parties civiles !

L’’humour « à la Desproges » déployé sur cette banderole n’était certes pas d’un très bon goût,  mais d’ici à dire qu’il était insultant au point de mériter des sanctions exemplaires, il y avait un pas que la justice n’a pas franchi. C’est plutôt rassurant par les temps qui courent. Et puis quand on y pense, les blagues sur le blondes qui fusent un peu partout sont elles aussi d’un goût plus que douteux, pour ne pas dire carrément discriminatoires. Pourtant je n’ai jamais entendu un homme public s’en offusquer.

Plus sérieusement, cette affaire me rappelle dans un autre genre la polémique récente autour de la sortie d’Eric Zemmour sur les trafiquants de drogue. Le problème n’est pas qu’il ait tort ou raison (le débat est ouvert), le problème est que certaines sommités de la censure aient réagi aussi vivement contre ses propos.

rue Myrha, un vendredi comme un autre
De nos jours, manifestement, les ectoplasmes de la pensée collective  tentent de bafouer la liberté d’expression sur les sujets sensibles qui touchent à la cohésion sociale ; Vous savez, ce fragile équilibre qui existe dans notre pays et dont l’émergence du phénomène  communautaire en est l’inquiétant révélateur. Et si les autorités publiques déploient (elles, elles ont le droit !) autant d’énergie à combattre tout ce qui dépasse, la raison est simple : la société française vit une véritable crise identitaire. La tension va monter jusqu’aux prochaines élections présidentielles. Et ce ne sont pas les prières de la rue Myrha à Paris qui vont la faire retomber.

vendredi 19 novembre 2010

Le (mauvais) Professeur Thuram

Lundi dernier Lilian Thuram était présent aux entretiens du Parc organisés par le PSG. Le Parisien nous apprend qu'il est intervenu lors de la table ronde consacrée au public dans les stades de football avec pour toile de fond le plan de sécurité mis en place par Robin Leproux, président du club.

Pour les non initiés, ce plan consiste à éliminer les abonnements dans les deux tribunes (Auteuil et Boulogne) situées derrière les buts où jadis les plus ardents suppporters prenaient place. Malheureusement la rivalité exacerbée entre les deux tribunes avait débouché sur la mort de Yann Lorence, un supporter du Kop de Boulogne, un soir de février 2010.

Dans cet entretien très professoral, l'ancien défenseur de l'équipe de France fustige les supporters en général à travers ses diverses expériences françaises, italiennes et espagnoles: "plus les liens sont étroits entre les clubs et supporters, plus il y a de dérives" dit-il. Il conclut l'interview par un implacable "que les supporters restent à leur place". La sentence est tombée.

M. Thuram, votre statut de champion du monde ne vous donne pas tous les droits, en particulier celui de donner des leçons aux supporters.

le 12ème homme
Sans eux, le football n'est rien.  Il suffit de constater les affluences ridicules depuis le début de la saison au Parc des Princes pour s'en rendre compte (moins de 10 000 pour certaines rencontres !). Et c'est bien la première fois de puis vingt ans que le calsico PSG-OM ne fait pas le plein (sans même parler de l'interdiction ridicule des supporters marseillais). Au-delà de nos frontières la situation n'est guère plus réjouissante. Ainsi hier soir je me demandais où étaient passées les folles ambiances britanniques que nous avions connues par le passé lors des France-Angleterre. Le stade de Wembley presque plein mais étteint comme jamais à l'entrée des équipes. La suite ne fut pas meilleure.Triste. Il y en avait au moins un qui devait être satisfait, n'est-ce pas M. Thuram ? Il faut dire que la prestation de l'équipe anglaise n'avait rien d'enthousiasmant comme le dit justement Daniel Riolo. Tout fout le camp !

Alors c'est sûr me direz-vous, il y a moins de dérives. L'argent a pris la place de la ferveur et le sport roi meurt à petit feu. A qui la faute ?

Dans un monde où les joueurs et les dirigeants changent à la moindre opportunité (financière le plus souvent), l'identitié des clubs est portée par les seuls supporters, que vous le vouliez ou non. Seuls capables de perpétuer ses valeurs, l'avenir d'un club est intimement lié à celui de ses supporters. Les blâmer ne sert à rien. L'environnement du football reflète notre société avec ses nombreux problèmes. Si le football n'existait pas, nous retrouverions ces débordements au rugby ou au basket. Le football canalise l'attention et les dérives dont vous parlez car c'est le sport le plus populaire tout simplement.

Alors, d'accord pour trouver des solutions et faire évoluer notre sport dans le bon sens afin de retrouver les ambiances chaleureuses qui nous manquent tant à nous, amoureux du foot. Mais pas avec vous M. Thuram. Restez à votre place, celle d'un footballer mercenaire à la retraite qui profite de ses millions si durement gagnés. Dans ce domaine il y a des dérives malsaines qui ne vous autorisent pas à donner des leçons.