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lundi 28 mars 2011

La Licra a la mémoire courte

Cette affiche est largement diffusée au Parc des Princes. Afin de lutter contre la violence de certains supporters, le président du PSG, Robin Leproux, a mis en place avec le soutien des pouvoirs publics un vaste plan de sécurité visant à éliminer les ultras les plus fervents. De ce point de vue c’est une réussite incontestable puisqu’il n’y a presque plus de vrais supporters (pas les footix !) pour venir voir jouer l’équipe de la Capitale. Il n’y a qu’à voir récemment les partisans du Benfica Lisbonne remplir en masse le stade de la Porte de Saint-Cloud. Quelle belle ambiance ! Bravo à eux.

Ce plan atteint son paroxysme quand la LICRA, par le moyen d’affiches, invite les spectateurs à dénoncer d’autres spectateurs qui auraient eu des comportements déplacés dans le but d’engager des poursuites judiciaires. L’histoire nous a pourtant montré les dérives que ce genre d’initiative malheureuse pouvait engendrer. Cette incitation à la dénonciation est particulièrement dangereuse. Elle est d'autant plus condamnable qu'elle est le fait d’un organisme qui, sous couvert de lutter contre les discriminations, n’hésite pas à utiliser des méthodes nauséabondes qui rappellent les heures les plus sombres de notre mémoire. Que la Licra laisse la police et la justice faire leur travail !

vendredi 14 janvier 2011

Procès Zemmour : quand la Tunisie se libère, la France s’enchaîne

Cela fait un certain temps maintenant que je vous ai parlé de la tiers-mondialisation de le France à travers le prisme du partage des richesses. Un autre aspect revient souvent ces derniers semaines et confirme cette évolution triste et inquiétante.
 Pendant que la Tunisie est en train de se libérer d’un dictateur célèbre notamment pour son goût immodéré de la censure, la France, elle, prend un tout autre chemin.

Aujourd’hui le Parquet vient en effet de demander la condamnation de principe pour provocation à la haine raciale du journaliste Eric Zemmour mettant en cause ses propos sur les trafiquants de drogue noirs et arabes.
Une fois de plus la cohésion nationale serait en jeu d’après le procureur de la République Anne de Fontette.
Passons les témoignages des associations qui ont porté plainte, si ce n'est l' incongru « nous sommes témoins, comme toute la France, d’une gradation de la violence » de l’avocat de SOS Racisme. Il est vrai que je n’en attendais pas moins de sa part.

Les récentes études d'opinion ont montré que la majorité des gens ont conscience des problèmes communautaristes, ethniques et sociaux qui existent aujourd’hui en France. Alors quand le procureur affirme que la "République (qui) doit unifier et pacifier, surtout dans la période troublée que la France traverse depuis plusieurs mois et au cours de laquelle des propos que l'on croyait définitivement tus reprennent de la vigueur", elle ne fait que se cacher la face. Et ça c’est dangereux.
Faire l’autruche n’amène à rien madame le procureur, si ce n’est tôt ou tard à la violence. Le Président tunisien Ben Ali en fait les frais aujourd’hui. Il n’a pas voulu prendre en compte le désespoir du peuple en répondant brutalement par la force.

Les signes sont pourtant là, devant nous (souvenons-nous du fameux match de football France-Algérie où le président Chirac avait été contraint de quitter le stade devant le soulèvement des pseudo supporters algériens) et même jusqu’en Afrique du Sud où l’équipe de France de football a été plus désunie que jamais avec le groupe des « caïds » d’un côté  et celui des petits blancs sans aucun caractère de l’autre (ça confirme que le foot est un vrai indicateur social). Nous sommes bien loin de la génération « black, blanc, beur » (promis j’arrête avec le foot !).

Heureusement Zemmour en a, lui, du caractère. Quoiqu’on en pense, le soutenir est essentiel pour la liberté d’expression. Et ce n’est pas Voltaire qui dira le contraire. Les polichinelles de la bien pensance feraient mieux d’y réfléchir à deux fois s’ils ne veulent pas se retrouver un jour interdits d’interdire !
Il ne faut pas se voiler la face (même si certains le souhaiteraient…), la France subit une grave crise identitaire. Ce procès ridicule en est l'expression la plus manifeste.

mardi 26 octobre 2010

L’hypocrisie Frêche

Georges Frêche est mort dimanche 24 octobre 2010.
La question qui taraude la plupart des chroniqueurs politiques est de savoir qui était véritablement cet homme aux postures provocatrices. Etait-il de gauche ? Etait-il raciste ? Etait-il fou ? Rien de tout cela. Georges Frêche était un agitateur public comme il en existe peu.
Quand par exemple il affirme en novembre 2006 qu’il y a de trop de blacks en équipe de France de football, il n’est pas raciste : il ne fait que prévenir une explosion sociale imminente. Une partie importante de la population n’arrive plus à s’identifier à l’équipe nationale et c’est un vrai problème de société qui dépasse largement le monde du sport. La question n’est pas de virer les blacks de l’équipe nationale mais de faire en sorte qu’elle soit beaucoup plus représentative de ce qu’est la France d’aujourd’hui : ni toute blanche bien sûr, ni toute noire non plus. Les excès ne mènent à rien de bon, dans un sens ou dans l’autre. Et parce qu’elle touche toutes les catégories de la population, l’équipe de France est un des symboles les plus importants de la représentativité sociale française.
L’hypocrisie Frêche c’est ça. La plupart des gens pense comme lui (à gauche comme à droite), mais il était le seul homme publique issu d’un mouvement politique traditionnel à avoir eu le courage de le dire, à sa manière. La discrétion de l’UMP est d’ailleurs assourdissante sur ce sujet. L’hypocrisie Frêche, c’est aussi Martine Aubry et François Hollande qui lui rendent hommage alors même qu’il avait été évincé du Parti Socialiste après ces propos jugés scandaleux.
Et si finalement le revirement des principaux dirigeants socialistes en ces temps de deuil était le signe d’une certaine connivence avec le trublion du Languedoc-Roussillon ? D’un point de vue électoral il peut être sacrément utile d’avoir une personnalité incontrôlable de ce genre dans son environnement immédiat. La question que doit se poser aujourd’hui le Parti Socialiste est alors de savoir qui va être assez courageux pour lui succéder dans ce rôle ? Personnellement j'ai une petite idée...